Actualités

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Le Réseau des Études sur la Corée est heureux d’inaugurer le premier numéro de son bulletin trimestriel pour commencer l’année du « cheval bleu  ». Une naissance l’année kap-o présage de l’énergie et du dynamisme suscités par ce nouveau moyen de communication, dont se dote le Réseau, pour mieux faire connaître ses activités auprès de toutes les personnes intéressées et concernées par le développement des études sur la Corée (les Corées) en langue française.

Pour l’instant, le réseau s’est fait connaître à une douzaine d’établissements dans cinq pays d’après l’enquête menée par notre équipe pendant plusieurs mois. En plus de l’ouverture de nouveaux chantiers d’études dans des pays francophones, nous pensons qu’il est important d’agréger à notre réseau de travail et d’amitié, les spécialistes francophones de la Corée, qui n’ont ordinairement pas l’occasion de s’exprimer en français sur leurs enseignements et leurs recherches. Or, nous pensons que ceux-ci sont nombreux, ne serait-ce qu’en considérant les spécialistes européens et sud-coréens devenus universitaires après avoir obtenu un doctorat dans un pays francophone.

Grâce à la lecture de ce bulletin très synthétique, nous vous invitons à découvrir les principaux événements de l’actualité du Réseau et à vous rendre sur le blog ainsi que sur le site pour en apprécier le détail. De plus, nous sommes à votre écoute pour vous aider, dans la mesure de nos moyens, à réaliser vos projets de mise en valeur de vos travaux, de votre enseignement ou de vos archives sur la Corée en langue française. Longue vie au Réseau !

 

Yannick Bruneton

Responsable du Réseau des Études sur la Corée

 

Vous pouvez télécharger le bulletin du Réseau des Etudes sur la Corée ici.

 

Dans le cadre du séminaire pluridisciplinaire du Centre de recherches sur la Corée (CRC), Benoît Quennedey (fonctionnaire parlementaire, ancien élève de l’ENA), présentera son ouvrage :

 

L’économie de la Corée du Nord en 2012

Paris, Les Indes Savantes, 2013, Série « Asie »

 

Discutante : Marie-Orange Rivé-Lasan

 

Le vendredi 7 février 2014 

 

de 14h à 16h à la Maison de l’Asie, Salons (1er étage)

 

22 avenue du Président Wilson 75116 Paris

 

Source : Centre de recherches sur la Corée, UMR 8173 “Chine, Corée, Japon” CNRS-EHESS

 

Un évangéliste de rues à Séoul. [Jean-Christophe Emery - RTS]

Un évangéliste de rues à Séoul. [Jean-Christophe Emery – RTS]

Bonjour,

Le magazine radio A vue d’esprit (RTS, Espace 2)* a diffusé la semaine du 13 au 17 janvier 2014 une semaine d’émissions sur la mue religieuse de la Corée du Sud, semaine intitulée « En Corée du Sud, dans le chaudron des religions ». Vous êtes cordialement invités à écouter et à relayer cette série d’émissions. Si vous souhaitez ensuite nous faire part de vos remarques, commentaires ou critiques, c’est bienvenu.

 

Cordialement,

 

Pierre-Yves Moret

Co-producteur

esprit@rts.ch

 

 

 Les  fichiers audio des émissions sont disponibles 30 jours après diffusion.

 

* A vue d’esprit est le magazine qui traite du fait religieux, toutes traditions et cultures confondues sur les ondes d’Espace 2, la chaîne radio culturelle de la Radio Télévision Suisse. Une production de RTS Religion (www.rtsreligion.ch et @RTSreligion sur twitter).

 

  ***

Sujette à une évolution socio-économique majeure, la Corée du Sud connaît depuis quelques dizaines d’années un boom religieux sans précédent.

Aujourd’hui, on trouve en Corée les plus grandes Églises au monde, et plus d’un quart de la population pratique le christianisme. Cette montée en force de la foi chrétienne a bousculé un univers culturel marqué par le chamanisme, le bouddhisme et le confucianisme.

Aujourd’hui, une véritable tectonique des plaques religieuses se produit en Corée du Sud. Des zones de frottements et de tensions laissent échapper occasionnellement des explosions de mécontentement et de jalousie entre croyances rivales.

Entre 2008 et 2013, l’ancien président du pays, Lee Myung-bak, a considérablement terni l’image du protestantisme majoritaire en faisant preuve de népotisme dans sa gestion du pays. Le catholicisme enregistre, quant à lui, une importante vague de conversions. Alors que le bouddhisme tente de se réorganiser pour offrir un visage attractif et moderne, d’autres religions comme le Chongdogyo n’y parviennent pas et se retrouvent moribondes.

Comment ces religions se réorganisent-elles? Quels sont leurs défis dans une société ultramoderne? Jean-Christophe Emery s’est rendu à Séoul en novembre 2013 pour tenter de répondre à ces questions.

 

Emission du lundi 13 janvier 2014 (cliquez sur les dates pour accéder au site)

Le bouddhisme réinventé

Longtemps malmené par son grand concurrent, le confucianisme, le bouddhisme coréen cherche des voies de salut. Bénéficiant d’une généreuse manne de l’État destinée à promouvoir l’image au pays, le bouddhisme applique les recettes qui ont fait le succès des immenses églises évangéliques de Séoul.

Entre tradition et modernité, face à la concurrence massive d’un christianisme perçu comme moderne, le bouddhisme coréen peine à se trouver une identité forte. Reportage dans le temple de Bongeunsa, au sud de Séoul et décryptage en compagnie du spécialiste des religions, le professeur Bernard Senécal.

 

Emission du mardi 14 janvier 2014

Heurs et malheurs du christianisme

Présent en Corée depuis la fin du XVIIIe siècle, le christianisme a connu un véritable boom dans les années 1960 et 1970. Aujourd’hui, un Coréen sur quatre se dit chrétien. Les catholiques et les protestants – souvent des évangéliques en fait – sont associés à l’essor socio-économique du pays et leurs croyances sont perçues comme très modernes.

Depuis 1945, après le départ de l’occupant japonais, la religion du “grand frère” américain s’est popularisée pour donner naissance à des méga-églises et des conversions en masses. Visite de la Yoido Full Gospel Church, réputée la plus grande au monde, et rencontre avec l’un de ses pasteurs, Yong Yio Kim. Analyse du phénomène avec Bernard Senécal, jésuite, qui enseigne les études religieuses à Séoul. Les catholiques ne sont pas en reste et enregistrent ces dernières années de nombreuses conversions. Le prêtre Young-yup Hur de l’Archidiocèse de Séoul nous l’explique.

 

Emission du mercredi 15 janvier 2014

Chondogyo: le crépuscule d’une religion

Jadis fer de lance de la révolte des paysans contre la dynastie royale confucianiste, le Chondogyo est aujourd’hui moribond. Sa cathédrale séoulite, autrefois fleuron national, fait pâle figure à côté des méga-églises évangéliques qui fleurissent dans la mégapole. À mi-chemin entre les héritages taoïstes, chamaniques et chrétiens, cette croyance singulière est typiquement coréenne.

Rencontre avec une religion syncrétiste qui a presque tout perdu au profit d’autres courants jugés plus contemporains. Pour mieux découvrir les arcanes de cette religion composite, Jeong-Sook Jeong directeur de la division édification, nous donne ses éclairages. Bernard Sénécal, s.j., apporte enfin son regard sur le déclin de ce mouvement religieux.

 

Emission du jeudi 16 janvier 2014

Le chamanisme, la religion comme folklore

Malgré la phénoménale croissance du christianisme en Corée, le chamanisme n’a pas disparu. Il s’est réorienté dans des pratiques culturelles ou sociales. Ainsi les rituels sont-ils protégés par une loi au titre de “performance artistique”. L’État en a fait l’une carte de visite du pays. Ainsi encore, de nombreuses chamanes, souvent des femmes, ont trouvé dans la pratique de la divination des pistes lucratives et socialement mieux intégrées pour conserver leurs traditions.

Rencontre avec Chè Zuschin, président de l’association des chamanes de Corée et analyse avec Seong Nae Kim une anthropologue spécialiste du chamanisme coréen.

 

Emission du vendredi 17 janvier 2014

La mini-église face aux superlatifs religieux

La communauté d’Areumdaun Maeul est un groupe religieux qui refuse d’entrer dans le système néo-libéral et ultra capitaliste de la Corée. Fondée il y a vingt ans par Cheol-ho Choi,  un pasteur protestant, cette communauté s’est établie dans une ferme en campagne ainsi que dans un quartier périphérique de Séoul. Nourriture bio, éducation alternative, écologie et liens sociaux sont ses principaux crédos.

Au pays de Samsung, ce groupuscule cultive sa différence et nous propose une visite de son “village” en compagnie du guide Yun-ha Cho.

 

Marie-Orange Rivé-Lasan a été invitée le 16 janvier 2014  sur RCF dans l’émission Le Temps de le dire présentée par Stéphanie Gallet .

Fascinante Corée

 

Invités de l’émission

  • Junghwan Yoo, rédacteur en chef de Korea Analysis
  • Marie-Orange Rivé-Lasan, Maître de conférences, Université Paris Diderot (Paris 7), section d’études coréennes de l’UFR de Langues et Civilisation de l’Asie Orientale (LCAO)
  • Claire Lesegretain, journaliste, grand reporter du service Religion de La Croix

Détails de l’émission

Produits high-tech, Samsung, Hyundai, LG, jeux vidéo, pop musique… Si ce qui vient de la péninsule coréenne est populaire, le pays et ses habitants restent méconnus. Il reste encore à interroger ce miracle économique qui a transformé un pays exsangue au lendemain de la guerre (1950-1953) en 12ème puissance économique. Résultat d’autant plus impressionnant qu’à la fin des années 90, la Corée fut l’un des “dragons” le plus touché par la crise économique asiatique.

Quelque chose se passe en Corée du Sud : la réussite économique, bien sûr, mais aussi l’ancrage démocratique.

Au micro de Stéphanie Gallet on parle de cette Corée trépidante et bouillonnante, mais une Corée à l’ombre du frère séparé de Pyongyang, à l’ombre de la folie de l’un des derniers régimes concentrationnaire , à l’ombre de la menace nucléaire…

(RCF)

 

Source: Centre de recherches sur la Corée

Séminaire de Master en études coréennes – Université Paris Diderot

 

The 2014 Global E-School Project on Korean Studies in Eurasia

 

“Introduction to Korean Art”

 

Mardi 10h00-11h45

 

 

Le cours de visioconférences (en anglais) « Introduction to Korean Art » s’inscrit dans le cadre du programme de Master « Global E-School Project on Korean Studies » soutenu par la Korea Foundation et par la Central European University (CEU, porteur du projet) à Budapest, Hongrie.

 

Il abordera en 12 sessions de 1h45 les étapes principales de l’histoire de l’art coréen depuis la période des Trois Royaumes (57 avant J.-C.-668 après J.-C.) jusqu’au début du XXe siècle. L’art funéraire de la période des Trois Royaumes, l’art et l’architecture bouddhiques, les arts de la cour aux époques Koryǒ (918-1392) et Chosǒn (1392-1910), la peinture dite « populaire » minhwa, la naissance de l’art moderne de même que l’histoire des techniques de production (céramique, peinture) et l’évolution des canons esthétiques seront autant de sujets étudiés.

 

Enseignantes : Beatrix MECSI, Institute of East Asian Studies, Eötvös Loránd University (ELTE) et Ariane PERRIN, Centre for Korean Studies of UMR 8173 “China, Korea, Japan” CNRS-EHESS.

 

Session

Date

Topic

Lecturers

Lecture location

1 11 Feb. Introducing the Global E-School.Korean Art in the Context of East Asian Art Beatrix MECSI ELTE, Budapest
2 18 Feb. Art of the Unified Silla: Seokguram and Bulguksa
3 25 Feb. Goryeo Buddhist Painting
4 4 March Joseon Buddhist Painting
5 11 March Portrait Paintings in the Joseon Era
6 18 March Korean Ceramics (from the Three Kingdoms Period to the Joseon Era)

25 March 2014

Exam 1

7 8 April Pathway to the Afterlife:The Koguryŏ Painted Tombs

Ariane PERRIN

Paris Diderot
8 15 April The Royal Tombs of Paekche and Silla
9 22 April Buddhist Art and Architecture of the Three Kingdoms Period
10 29 April Ritual Shrine Painting and Confucian Ancestor Worship
11 6 May Folk minhwa Painting of the Chosŏn Period
12 13 May Korean Modern Art

20 May 2014

Exam 2

 

(Ce cours est aussi ouvert aux étudiants de Licence)

 

Renseignement : Ariane Perrin (ariane.perrin@paris7.jussieu.fr)

Site de la section d’études coréennes de l’UFR LCAO, Paris Diderot.

Vous pouvez télécharger le texte de l’annonce ici.

Saint Jean-Gabriel Perboyre contraint à piétiner un crucifix lors de son jugement à Wuchang en 1839. Archives de la Congrégation de la Mission (Lazaristes), Paris.”

Saint Jean-Gabriel Perboyre contraint à piétiner un crucifix lors de son jugement à Wuchang en 1839. Archives de la Congrégation de la Mission (Lazaristes), Paris.

Pierre-Emmanuel Roux a soutenu le 3 décembre 2013 une thèse intitulée «La Trinité antichrétienne : Essai sur la proscription du catholicisme en Chine, en Corée et au Japon (XVIIe-XIXe siècles)» et obtenu  la mention très honorable avec félicitations du jury. (Composition du jury et résumé de la thèse)

Pierre-Emmanuel Roux va poursuivre ses recherches comme post-doctorant à l’université de la Ruhr à Bochum (Ruhr Universität-Bochum). Il est rattaché au Centre d’études religieuses ( CERES) dans le cadre d’un projet collectif intitulé “Dynamics in the History of Religions between Asia and Europe”. Son travail porte plus précisément sur les problématiques croisées de la religion et du droit en Asie orientale ainsi que sur les interactions entre Chine, Corée et Japon entre le 16e et le 19e siècle.

Il est aussi rattaché au projet ANR Legalizing Space in China piloté par Jérôme Bourgon à l’ENS de Lyon, ainsi qu’au projet Korean Law and History, piloté par Jérôme Bourgon et Marie Kim Seonghak à l’ENS de Lyon et à l’université de Genève.

Source : Carnets du Centre Chine

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Academy of Korean studies Inalco Université Paris Diderot-Paris 7 EHESS