Compte rendu

Compte rendu de stage de Julia Poder au sein du RESCOR (2017)

Actuellement étudiante en deuxième année de master LLCER « Études coréennes » co-habilité INALCO / université Paris Diderot, parcours professionnel, j’ai effectué mon stage de fin d’études d’une durée de trois mois à temps plein au sein du Réseau des Études sur la Corée (RESCOR), entre mai et août 2017.

J’avais préalablement choisi de diriger mes recherches de stage dans un secteur institutionnel en contexte coréen. Je souhaitais ainsi faire une expérience de travail dans un milieu en phase avec mes aspirations professionnelles tout en conservant l’opportunité de pouvoir par la suite m’orienter vers la recherche doctorale. De ce fait, l’offre du RESCOR correspondait totalement à mes attentes puisque le réseau a pour objectif principal de valoriser, en langue française, l’étude sur la (ou les) Corée(s) au niveau mondial. Il fournissait à la stagiaire que j’étais un cadre de travail principalement axé sur la recherche tout en me donnant la possibilité de m’initier à la vie professionnelle au sein d’une institution académique.

Encadrée par ma tutrice, par le responsable du RESCOR ainsi que par les trois salariés permanents de l’équipe, mes tâches au sein du pôle communication étaient triples : rédaction de billets pour le blog, interviews d’étudiants sous forme de vidéos et mise à jour d’une base de données recensant les institutions académiques et universitaires francophones spécialisées en études coréennes.

J’ai ainsi pu participer à plusieurs conférences organisées à Paris entre les mois de mai et juillet. Outre le fait que cette activité m’a permis d’élargir mes connaissances personnelles dans divers domaines de la recherche en études coréennes, la rédaction de comptes rendus qui ont par la suite été publiés sur le blog m’a poussé à développer mes capacités rédactionnelles et à me familiariser avec des outils informatiques. J’ai également pu entrer en contact avec des étudiants et anciens étudiants dont les profils, parcours et projets intéressent le RESCOR, dans le cadre d’interviews filmées à paraître sur le site. Si la période estivale n’a pas facilité cette tâche, à cause de la faible disponibilité des étudiants en fin d’année scolaire, cette dernière a tout de même dynamisé mon travail quotidien avec la découverte, notamment, des aspects plus techniques du tournage d’interviews et de la logistique que cela représente. Enfin, l’activité qui a occupé la majeure partie de mon temps a consisté à mettre à jour une base de données unique créée par le RESCOR, qui vise à recenser, dans le monde francophone, les lieux où s’effectuent des enseignements et des recherches sur la ou les Corée(s) ou, au-delà des espaces de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), des chercheurs francophones en études coréennes. Ce travail, long et minutieux, est voué à être complété au fil du temps. J’ai d’abord dû vérifier la liste préétablie en tentant de contacter les établissements et/ou personnes en charge, sans toujours obtenir de réponse. J’ai également dû trouver des informations via internet, notamment par le biais des sites universitaires en basant mes recherches sur la liste des pays membres de l’OIF ainsi que sur la base de données des coréanologues et institutions de l’Académie des Études coréennes (AKS). Plusieurs mails ont été envoyés et certains de ces échanges ont commencé à porter leurs fruits avec la publication de plusieurs billets sur le blog dont il faut souhaiter, d’ailleurs, la pérennisation. Cette mission m’a non seulement ouvert les yeux sur l’étendue de la recherche en études coréennes en langue française, mais m’a également aidé à développer mon esprit d’initiative et mon aisance relationnelle.

Par ailleurs, mes interactions avec les salariés permanents m’ont permis de découvrir les fonctions de gestionnaire et de documentaliste au sein d’une institution telle que le RESCOR, chacun ayant pris le temps de me présenter le pôle dont il a la charge. J’ai également été formée à travailler sur la plateforme Hypothèses qui regroupe des blogs spécialisés (« carnets de recherche ») dans tous les domaines des sciences humaines et sociales et notamment celui-ci. Enfin, j’ai pu observer l’élaboration du rapport annuel d’activités du RESCOR en coréen et les contraintes qu’elle représente pour l’ensemble des membres permanents du réseau dont l’activité est soutenue par le « Korean Studies Promotion Service » (KSPS) de l’Académie des Études Coréennes (AKS).

L’ensemble de ces échanges et missions est venu alimenter ma réflexion sur mon avenir professionnel dans le monde de la recherche universitaire, et je finis mon stage avec une vision plus claire de ce que je souhaite accomplir par la suite.

Julia Poder
Master 2 – LLCER Études coréennes parcours professionnel
co-habilité INALCO-UPD
Stagiaire du RESCOR 2017

Pages

Academy of Korean studies Inalco Université Paris Diderot-Paris 7 EHESS